26 août 2007

2,4,6-trichloroanisol (TCA)

Goût de bouchon

2,4,6-trichloroanisol, la molécule responsable du goût de bouchon.
Le goût de bouchon est un terme assez large décrivant un groupe d'odeurs et de goûts indésirables trouvés dans une bouteille de vin. On dit alors que la bouteille, ou le vin, est bouchonné(e). Bien que des études récentes aient prouvé que d'autres facteurs pouvaient être responsables de ces défauts (tonneaux de bois, conditions de stockage et de transport des bouchons et du vin), la responsabilité est imputée généralement et uniquement au liège. Pourtant le problème est souvent plus complexe et certains produits fongicides utilisés pour le traitement du bois (charpentes, palettes...) ou retardant des incendies (bois, intérieurs des armoires électriques...) peuvent être dégradés en composés type TCA responsables de goûts liégeux dans les vins. Cette dégradation est réalisée par les moisissures naturellement présentes dans la cave avec contamination de l'ambiance où s'effectue le travail du vin de sorte qu'il est possible de trouver des vins avec un "goût de bouchon" alors qu'ils sont conservés en cuve et n'ont donc jamais fait l'objet d'un embouteillage.

Le goût de bouchon est du à la présence de 2,4,6-trichloroanisol (TCA) ou dans quelques rares cas, à la présence de molécules similaires, également chlorées.
Les vins bouchonnés présentent des concentrations moyennes en TCA de 8 nanogrammes par litre mais, cette molécule est décelable dès 5 nanogrammes par litre, voir 2 ou 3 nanogrammes pour un nez entraîné.

Ce problème touche environ 10 % de la production vinicole mondiale et entraîne des pertes annuelles estimées à 540 millions d'euros pour 2004. Cet écart entre une qualité attendue (un bouchage neutre du point de vue organoleptique) et une qualité obtenue (10 % de "rebuts") laisse la place à l'innovation et aux nouveaux systèmes de bouchage : bouchons synthétiques, capsules à vis... dont on est en droit d'attendre une performance technique supérieure.
Le 2,4,6-trichloro-anisol a pour formule:C6H2-Cl(3)--O-CH3) où les Cl sont en position 2,4 et 6 sur le noyau benzénique. La présence de ce produit, responsable du goût de bouchon défectueux, communique aux vin une odeur désagréable et un arôme de liège. L'anisole, de formule: C6H5-O-CH3). possède une fonction alcoxy (méthoxy-OCH3) très répandue dans des molécules naturelles complexes telles que la lignine, les alcaloïdes et les glucides.
Source: Wikipédia, l'encyclopédie libre http://fr.wikipedia.org

L'Ozone solution miracle contre le TCA ?


Amorim étend son procédé anti-TCA à ses bouchons naturels

Amorim va appliquer son procédé anti-TCA Rosa à ses bouchons naturels, et non plus seulement à ses bouchons techniques. La firme renforce également sa communication sur les atouts écologiques du liège.Amorim le clame haut et fort : le groupe a voué une “guerre interminable” contre le TCA. Après avoir lancé en 2003 à l’issue de trois ans de travail et d’une réévaluation du processus de fabrication, son procédé Rosa d’extraction des molécules volatiles des cellules du liège, le numéro un mondial du bouchage liège (25% de part de marché) annonce une nouvelle version de Rosa adaptée aux bouchons de liège naturel.

Jusqu’ici en effet, Rosa, basé “sur une distillation par entraînement de vapeur contrôlée au cours de laquelle la vapeur et l’eau sous pression extraient les molécules de TCA du liège”, ne concernait que les bouchons techniques Twin Top (aggloméré 1 + 1) et Neutrocork.“Le procédé déformait le bouchon en liège naturel en terme de longueur et de diamètre, explique Paulo Lopes, ancien maître de conférences à la faculté d’œnologie de Bordeaux et aujourd’hui membre du bureau Recherche et développement d’Amorim. Nous avons donc mis au point Rosa Évolution, un traitement moins énergétique et plus long (6 heures), qui n’entraîne pas de problème de modification de longueur, de compression, d’absorption et de capacité d’extraction.”

Le groupe portugais annonce une mise en œuvre à l’échelle industrielle en septembre. Rosa Évolution devrait avoir la capacité de traiter 1,1 million de bouchons par jour.Amorim a mis au point un nouveau procédé, "Rosa Evolution", qui lui permettra de produire à partir de septembre des bouchons liège naturel présentant une diminution de 80% de risque de TCA

Selon Amorim, le procédé Rosa validé par les laboratoires Excell (Bordeaux), l’Australian Wine Research Institute et le Geisenheim Institut en Allemagne permet de réduire de 80% la contamination par le TCA, “soit un seuil résiduel imperceptible à la dégustation”. “Au niveau de nos analyses de lots tests, notre seuil limite est de 5 ng/ l. En début d’année, nos niveaux moyens de TCA étaient inférieurs à 3 ng/l, indique Paulo Lopes. Avec Rosa Évolution, six mois après embouteillage, le vin reste à 2 ng/l, un seuil non détectable au niveau sensoriel.”Donner une autre image au liège sur le marché hautement concurrentiel du bouchage vin, Amorim entend rester le “spécialiste du liège” et sait qu’il n’a pas droit à l’erreur s’il ne veut pas perdre encore des parts de marché face aux bouchons synthétiques et aux capsules à vis. Pour autant, le groupe portugais se refuse à proposer un certificat de garantie d’absence de TCA détectable : “je ne pense pas qu’il existe aujourd’hui un système qui le permette, estime Antonio Amorim, président d’Amorim liège. Le bouchon liège représente encore 75% de part de marché mondiale. Nous allons certainement descendre, à 62/66% à l’avenir, mais le marché des capsules à vis ou du plastique n’est pas perdu. Nous avons investi, notamment en recherche et développement, beaucoup plus depuis 7 ans que pendant les 25 années précédentes. Et nous allons lancer de nouvelles études pour étudier la perméabilité et l’évolution du vin en bouteille bouchée avec du liège.”Selon Victor Ribeiro, directeur général d’Amorim liège, le prochain défi de la firme sera de s’attaquer au TCA non détectable. Mais au- delà d’un discours sur sa lutte anti-TCA et les qualités de ses bouchons, Amorim mise aussi sur un axe de communication aujourd’hui très porteur : l’environnement.

Le liège est en effet un matériau naturel et renouvelable. “120 000 hectares de chênes-lièges ont été plantés au Portugal et en Espagne depuis 10 ans, note Antonio Amorim. Et par la certification forestière, nous voulons engager les propriétaires à une meilleure gestion de la forêt. Il s’agit de donner une autre image au liège. Les jeunes consommateurs d’aujourd’hui sont moins sensibles à la tradition du liège pour le vin mais sont beaucoup plus sensibles à l’environnement.” Ingrid Proust / Ligérienne de PresseSource : Viti-netTechnique -

De l’ozone à la place du SO2 pour conserver les raisins

L’ozone pourrait remplacer avantageusement le SO2 sur des raisins, selon une étude espagnole. L’ozone se révélerait aussi efficace que le SO2 pour protéger les raisins de l’oxydation et de la prolifération microbienne, et permettrait en outre d’augmenter les teneurs des raisins en polyphénols.“Il s’agit d’une nouvelle technique qui pourrait être utilisée pour préserver les grappes de raisins, contribuer à prévenir les allergies et renforcer en même temps les composants bénéfiques du raisin”. Ce nouveau procédé, ce serait le traitement à l’ozone, selon Francisco Artes, de l’université polytechnique de Carthagène, en Espagne. Ce chercheur et son équipe ont travaillé sur la conservation de raisins de table, qu’ils ont stocké pendant 60 jours à 0°c et soumis à différents traitements gazeux, dont l’ozone, avant de les placer sept jours à 15°C. Selon leur étude, publiée récemment dans le Journal of the Science of Food and agriculture, l’application d’ozone sur les raisins a été aussi efficace que le dioxyde de soufre pour conserver la qualité des raisins, et les grappes traitées à l’ozone présentaient bien plus de composés antioxydants, en l’occurrence ces flavan-3-ols, que les grappes non traitées.L'expositiont des grappes de façon continue à l'ozone préserverait la qualité sensorielle des raisins à 90%, par rapport au SO2 classiquement utilisé.

Francisco Artes et son équipe ont stocké des raisins de table à 0°C pendant 60 jours dans des caisses microperforées. Ils ont constaté que l’exposition des grappes de façon continue à l’ozone préservait la qualité sensorielle des raisins à 90%, par rapport au SO2 classiquement utilisé. Mieux encore, “bien que l’ozone n’ait pas complètement inhibé le développement fongique, son application a augmenté la teneur totale en flavan-3-ol à toutes les périodes de prélèvement, indique l’étude. Au moment de la mise en rayon en magasin, la quantité totale de polyphénols était supérieure de 22,8% dans les baies traitées à l’ozone de façon continue par rapport à la quantité relevée à la récolte.” Une teneur encore plus importante de polyphénols a été enregistrée après la période de stockage au froid.Un temps de réaction important“Il a été déjà montré que les plantes répondent à l’ozone par l’induction de plusieurs réactions de défense aux niveaux biochimique et génétique. Cet effet positif du traitement à l’ozone sur les flavan-3-ols est intéressant et justifie des recherches plus poussées sur un mécanisme potentiel qui à notre connaissance est encore inconnu”, écrivent les auteurs.

Cette étude de l’université polytechnique de Carthagène a eu un certain retentissement, suscitant chez certains l’espoir de voir très bientôt des vins sans soufre et donc sans risques de provoquer des réactions allergiques chez les personnes prédisposées.Reste que l’étude a été conduite sur des raisins de table stockés pendant une longue période, ce qui n’est pas le cas d’une vendange fraîche que l’on doit préserver à l’entrée du chai. “Dans l’expérience relatée dans l’étude, les traitements ont été réalisés pendant 60 jours. Personne ne va cueillir les raisins pour ensuite les stocker. Le problème est que l’ozone prend peut-être trop longtemps pour agir”, explique Andrew Waterhouse, responsable du département Viticulture à l’université de Californie. Selon lui, le traitement à l’ozone pourrait cependant être utilisé en remplacement du SO2 en phase aqueuse. L’Université compte poursuivre ses recherches à ce sujet.
Ligérienne de presseSource : Viti-net Publié le 23/08/2007

04 août 2007

Dégustation RVF au Château de Villa

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Dégustation RVF au Château de Villa

Bonjour à tous, à mon grand regret j'ai seulement dégusté les blancs "secs"... j'ai dû repartir à 11 heures pour le service du midi. N'ayant pas d'informations sur les résultats ni même sur l'indentification des vins goûtés je ne m'engagerai pas à partager mes notes, qui seraient dans ce cas complétement abstraites. Je ne peux pas compter non plus sur la mémoire d'anthony pour vous donner des détails car comme vous le constaterez sur la photo il s'est "assoupit"... un bien grand mot (oui j'avoue j'édulcore pas mal là) Cependant afin d'avoir un compte rendu des échantillons goûtés ce jour (ainsi que ceux des autres cantons), vous trouverez plus bas, les commentaires de dégustation de M. Pierre Thomas via la newsletter de son site web. Nous avons été trés bien acceuilli ce matin là au Château de Villa à Sierre par Dominique Fornage. Nous étions huit au total, installés dans une salle de dégustation trés bien conçue et impeccable. C'est l'IVV en collaboration avec Pierre Devantery et Christian Martray qui ont organisé la dégustation, plus de 120 crus valaisans auront été goûtés pour la Revue du Vin de France, qui fera paraitre son reportage avec les notes de dégustation d'Olivier Poussier sur le numéro de Novembre. Merci à tous pour cette belle matinée passée à Sierre.



Une vision à 360° (360 vins...)

© Pierre Thomas, 1er août 2007
Meilleur sommelier du monde en 2000, Olivier Poussier a conduit un véritable Tour de Suisse des vins, du 24 au 26 juillet 2007. Après une étape tessinoise en solitaire, en mai (lire le compte rendu sur le site http://www.thomasvino.ch/ ChristianMartray, sommelier de l’Albert 1er à Chamonix, Paolo Basso, vice-champion du monde des sommeliers en titre, et Pierre Thomas ont entamé
trois dégustations, l’une à Genève, au Beau-Rivage, une autre au Château de Villa, à Sierre, et une troisième à l’Auberge communale de Bogis-Bossey (VD). A raison de quelque 120 vins par jour, Genève, la région des Trois-Lacs, le premier jour, Valais, le deuxième jour, et Vaud, le troisième jour. La règle du jeu était simple : une sélection des domaines les plus réputés de chaque région a été envoyée aux offices de promotion, qui ont pu élargir la liste des prétendants. Chaque vigneron s’est ensuite inscrit de son plein gré — certains ont préféré renoncer…

Suspense jusqu'en novembre
Pour ces trois étapes, Tony Decarpentrie, chef sommelier du Beau-Rivage Palace, à Lausanne, et ami de Poussier et Martray, avec qui il avait travaillé à Paris,s’est joint au trio de base et, à chaque étape, en compagnie de quelques sommeliers ou dégustateurs connus et reconnus du cru.


Si la dégustation se déroula à l'aveugle, la discussion fut nourrie. Olivier Poussier et Christian Martray réservent, bien évidemment, l’exclusivité de leurs notes, de dégustation et de pointage sur 20, aux lecteurs du dossier de la Revue du Vin de France (RVF), dont le rédacteur en chef, Denis Saverot, était de la partie à Sierre. Publication prévue en novembre !


Mais en vrac et en exclusivité, voici mes notes, qui n’engagent que moi, cépage
par cépage. Il s’agit d’une «discrimination positive», les vins en retrait
n’étant pas cités, comme dans toutes les dégustations ou concours, nationaux ou
internationaux. Ceux qui suivent ont tous obtenu entre 15 et 17 points sur 20 et
ont tous été annotés en détail…
Entre fendants et chasselas


Les Valaisans avaient soumis peu d’échantillons, quand bien même le fendant a de nouveau… — le vent en poupe. Mais comme chaque vigneron était limité à trois vins par domaine, certains ont préféré d’autres cuvées, notamment en rouge. Deux fendants sortent du lot, le Tradition 2006 de Robert Taramarcaz, au Domaine des Muses, à Sierre et le Sion, collection «F» 2006, des Fils de Charles Favre, à Sion. Trois douzaines de Chasselas en Pays de Vaud, où le cépage constitue un véritable «réduit national» (un peu moins de deux tiers de la surface, soit 2430 hectares). En pointe, le Dézaley L’Arbalète 2006, de Testuz SA à Cully, devant un autre Dézaley-Marsens, de la Tour, 2003, des Frères Dubois SA à Cully, qui présentaient aussi un étonnant Saint-Saphorin 2006, aux arômes exotiques. Jolie démonstration iconoclaste que le Vase No 10, 2005, sans fermentation malolactique, de Henri et Vincent Chollet, à Aran-Villette. Les Grognuz frères et fils, à Villeneuve, jouent placés avec le Saint-Saphorin Le Louchy 2006 et
Les Rois 2006, finement boisé. Charly Blanc et Fils à Versvey-Yvorne placent deux beaux Chasselas du Chablais, l’Aigle Le Golliez et l’Yvorne A la George, tous deux en 2006. Accessits, en version tendre, le Château de Châtagnéréaz 2006 (Schenk) à Mont-sur-Rolle, et le Villette Les Barberonnes 2005, de Jean Vogel et fils à Grandvaux et, en plus minéral, le Saint-Saphorin ! Les Blassignes 2006, de Pierre-Luc Leyvraz à Chexbres. Chardonnays peu convaincants Hors Chasselas, on notera les blancs genevois, le Sauvignon 2004 du Domaine du
Paradis, à Satigny, et, très marqué par l’élevage, du même millésime, celui de Stéphane Gros, à Dardagny. Les Chardonnays sont souvent décevants, à l’exception de celui du Domaine Les Perrières de Peissy (GE), du Schloss Salenegg (Grisons), de l’atypique de Christian Dugon, des Côtes-de-l’Orbe (VD), (qui signe un étonnant doral 2005, gras et très particulier…) et du Château d’Auvernier (NE), tous dans le millésime 2005. Du côté des Trois-Lacs, mention au Pinot gris du Vully, «Cru de l’Hôpital» 2005, de la Bourgeoisie de Morat (FR) à Môtier et du Cru de Champréveyres 2006, d’Alain Gerber, à Hauterive. En Pays de Vaud, les frères Cruchon d’Echichens étonnent avec leur Altesse 2006, le plus réussi des blancs vaudois hors Chasselas. En Suisse alémanique, bon Pinot blanc 2006 de la famille Meyer à Osterfingen (SH) et au Completer 2004, riche et tendre, donc atypique, du Domaine Donatsch à Malans (GR).

Des blancs… en demi-teinte Les blancs aromatiques n’ont guère enthousiasmé les dégustateurs français (qui les jugent trop lourds et peu nerveux), même si j’ai bien noté le Muscat sec d’Anières 2005 de Villard et fils, et le Viognier 2005 du Domaine des Curiades, Dupraz et fils, à Lully.

Hors Valais, les liquoreux genevois Pinot Gris de Dardagny 2004 du Domaine des Hutins et le Gewurztraminer «Les Raretés» 2005, de Villard et Fils à Anières, sont bien notés, comme l’étonnant Muscat, «Vendange tardive» 1999, de Jean-Daniel Giauque, à La Neuveville (BE) et, à la limite inférieure, le Trilogie 2006 d’UVAVINS à Tolochenaz (VD). Plusieurs confirmations dans les blancs valaisans… Un très bon Johannisberg 2006 des Frères Bétrisey à Saint-Léonard et, dans une série hélas beaucoup trop sucrotante, un seul Savagnin — Païen, le Heida 2006, «Réserve des administrateurs», de la Cave Saint-Pierre (Schenk), à Chamoson. Dans les
amignes, la très riche Amigne Grand Cru de Vétroz 2004 de la Cave de la Tine, Hervé Fontannaz, et la très bonne Marsanne 2005, Ermitage de Marie-Bernard Gillioz-Praz, à Grimisuat, et l’Humagne blanche de Vétroz 2006 de la Cave des Ruinettes, Serge Roh, à Vétroz.
Petites arvines : difficile synthèse Pas facile de réussir des Petites Arvines réunissant toutes les qualités (nez exotique, bouche concentrée et finale saline) : Benoît Dorsaz, à Fully, avec Les
Perches, s’en sort à son avantage, comme Denis Mercier, à Sierre, Défayes et Crettenand, à Leytron, toutes du dernier millésime (2006), un trio devancé de justesse par une Petite Arvine 2005 de Philippoz frères, à Leytron, à l’élevage en barriques subtil, qui n’écrase pas le vin…
Mais la Petite Arvine est aussi un formidable raisin magnifié par la surmaturité sur souche. La preuve, dans la finesse et l’élégance, par «Sous l’Escalier» 2005, du Domaine du Mont-d’Or (qui réussit aussi un joli Johannisberg 2005, Saint-Martin). Dans la puissance et la complexité, l’extraordinaire «Grain Noble» 1998 de Marie-Thérèse Chappaz, de Fully, qui devance le… «Grain Noble» 2001. Juste derrière, avec des vins toujours étonnants, les «Ambre» (assemblage de Petite Arvine et de Marsanne) 2001 et 1999 de Christophe Abbet, de Martigny, qui joue sur l’oxydation et le style Tokay hongrois… L’Amigne flétrie 2004 d’André Fontannaz, Cave La Madeleine, à Vétroz, et, dans un style surprenant, la fort peu doucereuse (40 gr./litre de sucre affichés, contre 150 à 280 gr./litre, pour l’Ambre 1999 !) Marsanne de Chamoson 2005 Les Cigalines, Maurice et Xavier Giroud, La Siseranche à Chamoson, certes moins bien notés par les autres dégustateurs...


Pinots Noirs : loin des archétypes
Avec fort peu de Pinots Noirs valaisans, on attendait les Grisons… Un seul des Valaisans tire son épingle du jeu, et encore, sur l’élégance et non sur la puissance, le PN 2006 de Salquenen «Collection Artiste», de Gregor Kuonen, Caveau de Salquenen. Le PN 2004 d’Annatina Pelizzati à Jenins (GR) s’est révélé le plus complexe et le mieux élevé des Grisons, un peu décevants dans l’ensemble, avec un étonnant «Spiger» 2004 du Domaine Donatsch à Malans, et les deux de Peter Wegelin, le «simple» 2005, moins complexe que la réserve 2004. Le Thurgovien Hans-Ulrich Kesselring, Schloss Bachtobel, avec la «Cuvée No 3», 2005, et le «Zwaa» 2005, du duo schaffhousois Meyer et Baumann à Osterfingen et Oberhallau, ainsi que la «Réserve privée» 2005 de la même famille Meyer, seule cette fois, jouent tous les trois placés, à égale hauteur des meilleurs grisons. Les Neuchâtelois se sont révélés, comme souvent à ce haut niveau, un cran
au-dessous… Les Genevois obtiennent un accessit avec le PN 2005 du Domaine Les Vallières, de la famille Serex à Peissy, et les Vaudois glissent les deux pinots 2005, un peu rustiques et marqués par les tanins, le Raissennaz et le Champanel des frères Michel et Raoul Cruchon, d’Echichens, devant le Servagnin 2005 de Philippe Charrière, du Domaine de Marcelin sur Morges. Des Vaudois qui (r)assemblent Ce dernier signe un agréable «Trifolies» 2005 (assemblage de gamaret, garanoir et trousseau), un cran au-dessous de «L’Arpège» 2005 de Christian Dugon, à Bofflens, tandis que «L’Arquerouge» 2005 de la Cave de Bonvillars, la «Cuvée des Druides» 2005 d’Yann Menthonnex, à Bursins, et le «Rubis Noir» 2004, en plus
léger, de l’Association viticole d’Ollon, s’en tirent plutôt bien, comme les cuvées 2005 très extraites, puissantes et marquées par le bois, de Charles Rolaz et Fabio Penta, la «Cuvée Charles-Auguste», du Domaine de Crochet à Mont-sur-Rolle et la «Côte Rousse» du Domaine du Montet, à Bex, toutes deux en 2005. Mais le meilleur vin rouge vaudois s’est avéré être une Syrah 2003 des treilles de Saint-Saphorin, signée des Grognuz frères et fils… une bouteille
sans doute épuisée, hélas.


Syrahs et cornalin : le meilleur du Valais Voilà qui ramène au Valais où la Syrah «Vieilles Vignes» 2005 du Domaine Simon Maye et fils à Saint-Pierre-de-Clages était un cran au-dessus de la surprenante Syrah 2006 de la Cave du Rhodan, Olivier Mounir, à Salgesch, devant la Syrah «Encre de la Terre» 2003 de Claudy Clavien à Miège. Difficile dégustation des Humagnes Rouges en présence, où la «Vieilles Vignes» 2006 de Philippe Darioli, de Martigny, s’impose sans conteste.


Plusieurs Cornalins, de styles différents, sont bien notés.

D’abord, le somptueux 2005 de Denis Mercier, à Sierre, devant le 2006 du Domaine des Montzuettess, de Charles-André Lamon, à Flanthey, juvénile mais aux belles promesses ; derrière, ceux de Marie-Bernard Gillioz-Praz, de Grimisuat, de Nicolas Zufferey, Les Bernunes, à Sierre, de Madeleine Mabillard-Fuchs, à Venthône, et de Montibeux, des frères Rouvinez, Colline de Géronde à Sierre, tous dans leur version 2005. S’ajoutent à ces rouges, les crus genevois, le Gamaret 2005 de la Cave des Perrières, Bernard Rochaix à Peissy, le très civilisé Cabernet 2005 Domaine de Grand Cour, de Jean-Pierre Pellegrin, et trois assemblages rouges, le confirmé et remarquable «Bertholier» 2005, du Domaine Les Hutins, à Dardagny, l’étonnant
«Le Crêt» 2005, de Claude Berthaudin, et, en version 2003, le «Chorus» de La Comtesse Eldegarde, de Nicolas Bonnet, à Satigny. Officiellement, pas de gamay, sinon un accessit pour Jean-Michel Novelle et son supergamay 2003, exubérant et hors norme, et pas plus d’«Esprit de Genève», ou du moins pas signalé comme tel, qui doit contenir au moins 50% du cépage rouge en voie de réhabilitation, et élevé en fûts… Rappel : tous ces vins ont obtenu, à nos papilles, entre 15 et 17 points sur 20. Sachant qu’une telle dégustation représente une photographie instantanée de la production viti-vinicole, précision valable pour toute dégustation sous toutes es latitudes!


© Pierre Thomas, 1er août 2007
http://www.thomasvino.ch/

01 août 2007

ENTREVINS NEWS

Queridos amigos del buen vino,

Todo el equipo de ENTREVINS os desea que pasen buenas vacaciones y a los que siguen trabajando mucha suerte.
Le recodamos que permaneceremos abierto hasta el Sábado 11 de Agosto y volveremos el Miércoles 29 de Agosto con muchas novedades.

Concurso de verano :
Queremos recibir de todos nuestros amigos muchas postales de vacaciones … y por supuesto hay un premio de 3 botellas de nuestra nueva selección para la postal más original.

Un abrazo muy fuerte a todas y todos.
El equipo de Entrevins.

bp sommelier link © DR

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